dimanche 24 mars 2013

Boeing supprime jusqu'à 2.300 emplois liés aux programmes 787 et 747

Le constructeur aéronautique américain Boeing va réduire de 2.000 à 2.300 personnes les effectifs qui ont contribué au développement et à la mise en production de deux long courriers, le 747 et le 787, ce dernier étant interdit de vol pour des problèmes de batterie.
Un bâtiment du constructeur Boeing près de l'aéroport de Los Angelès le 17 janvier 2013
Le constructeur aéronautique américain Boeing va réduire de 2.000 à 2.300 personnes les effectifs qui ont contribué au développement et à la mise en production de deux long courriers, le 747 et le 787, ce dernier étant interdit de vol pour des problèmes de batterie.
Ces réductions d'effectifs comprendront 800 licenciements secs d'ici la fin de l'année, le reste sera constitué de départs naturels, de redéploiements et du non remplacement de postes vacants qui auraient normalement dû être pourvus.
"Alors que les efforts de développement du 787 et du 747 arrivent à leur fin et que les problèmes (de production) sont en baisse, nous avons besoin de moins de ressources", selon un communiqué reçu par courriel.
En tout, "la division de fabrication et qualité de la branche d'aviation civile de Boeing prévoit une réduction d'effectifs de 2.000 à 2.300 personnes d'ici la fin de l'année" dans la région de Seattle (nord ouest des Etats-Unis), et principalement dans la base d'aviation d'Everett, ajoute le communiqué.
Un porte-parole de Boeing, Marc Birtel, a affirmé à l'AFP que ces réductions d'emploi n'avaient "rien à voir avec les problèmes de batterie du 787".
"Ces réductions d'effectifs concernent les activités de développement du 787, qui sont à présent terminées, et elles étaient prévues", a-t-il ajouté, alors que la production du 787 "est stable malgré les problèmes de batterie".
Le groupe a suspendu ses livraisons aux clients depuis l'interdiction de vol de l'appareil, mais il continue de produire 5 exemplaires du 787 par mois et compte monter à 10 par mois d'ici la fin de l'année.
M. Birtel avait indiqué fin février que le groupe prévoyait cette année dans l'ensemble de ses activités (aviation commerciale, défense et aérospatiale) des effectifs globalement stables avec des embauches dans certaines activités et des réductions par ailleurs.
Le Dreamliner est interdit de vol dans le monde, soit 50 appareils cloués au sol, depuis le 16 janvier, à la suite du feu qui s'est déclaré sur la batterie d'un de ces appareils appartenant à Japan Airlines le 7 janvier à Boston, et d'un second incident le 16 janvier au Japon qui a provoqué un atterrissage d'urgence.
Le groupe est par ailleurs en train de réduire ses effectifs dans son usine de Caroline du Sud (sud-est des Etats-Unis) où il fabrique le 787, mais ces départs concernent essentiellement des sous-traitants et le groupe s'est refusé à les chiffrer.
M. Birtel avait expliqué fin février que Boeing "fait des progrès et améliore sa productivité" sur la production du 787 et prévoit donc de "moins compter sur les sous-traitants".
Par ailleurs, le groupe s'est fait tancer par les autorités américaines de l'aviation dans le cadre de l'enquête sur les batteries.
Dans une missive datée de jeudi et consultée vendredi sur le site internet de la Commission américaine sur la sécurité des transports (NTSB), le directeur juridique de cet organisme, David Tochen, rappelle à son homologue de Boeing, Brett Gerry, "ses obligations en tant que partie dans l'enquête" gouvernementale sur le 787.
"Le fait que le groupe n'ait pas informé la NTSB du contenu de la conférence de presse tenue à Tokyo (le 15 mars) à l'avance est contraire à nos attentes de la part d'une société partie prenante à l'une de (nos) enquêtes", dénonce M. Tochen.
Le 15 mars à Tokyo, le directeur de la branche d'aviation civile de Boeing, Ray Conner, avait affirmé que le 787, surnommé le "Dreamliner", était un avion "absolument sûr" et que "la reprise des vols commerciaux (était) sans doute plus une question de semaines que de mois".
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Le Sénat adopte à son tour la réforme bancaire en la durcissant légèrement

Alors que la crise financière chypriote secoue l'Europe, le Sénat a adopté, à son tour, en première lecture le projet de loi de séparation et de régulation des activités bancaires qu'il a durci notamment en matière de paradis fiscaux et de rémunération des banquiers.
Une vue du Sénat
Alors que la crise financière chypriote secoue l'Europe, le Sénat a adopté, à son tour, en première lecture le projet de loi de séparation et de régulation des activités bancaires qu'il a durci notamment en matière de paradis fiscaux et de rémunération des banquiers.
La réforme bancaire déjà adoptée par l'Assemblée nationale le 19 février a été largement votée par les sénateurs, par 159 voix pour et zéro contre, une fois n'est pas coutume. La droite UMP et la majorité de l'UDI-UC (centriste) se sont abstenues ainsi que le CRC(communistes). Le PS et ses alliés écologistes et radicaux de gauche (RDSE) de la majorité gouvernementale ont voté pour ainsi que trois centristes.
"La France va envoyer un message très ferme, alors que dans les six prochains mois, l'Europe doit transformer l'essai en matière de stabilité financière, d'union bancaire - que la situation de Chypre rend plus impérieuse encore - et de régulation des marchés", a déclaré le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, qui défendait le texte.
Le projet de loi sépare les activités les plus spéculatives et la banque de détail sans aller jusqu'à la scission promise par François Hollande durant la campagne présidentielle. Il cantonne les activités spéculatives des banques non utiles à l'économie dans une filiale séparée et prévoit une supervision renforcées des activités de marché et l'interdiction des activités spéculatives sur dérivés de matière première agricole ou via le trading à haute fréquence.
Le ministre a assumé "ce choix de ne pas retenir une option qui aurait risqué de mettre en danger le financement de nos entreprises sans traiter les causes de la crise", rappelant que "cette industrie emploie tout de même 400.000 personnes en France".
Le texte oblige les banques à publier des informations sur leurs activités à l'étranger, paradis fiscaux inclus, et restreint les frais de certains usagers des banques.
Le Sénat a durci certaines obligations de transparence des banques notamment en matière de paradis fiscaux prévoyant en outre une sanction pour les contrevenants. Il a développé l'arsenal de lutte contre les manipulations sur les matières premières agricoles, les abus du trading à haute fréquence et des hedge funds.
Il a commencé à encadrer les rémunérations des banquiers et traders en permettant à l'assemblée générale des actionnaires d'être consultée sur ces rémunérations et en cas de faillite les bonus pourront être annulés.
Les sénateurs ont étoffé le volet consommation en introduisant un plafonnement spécifique et plus bas pour les "plus fragiles", en renforçant la lutte contre le surendettement et la recherche des bénéficiaires des contrats d'assurance-vie non réclamés, en encadrant les pratiques des contrats obsèques.
Le gouvernement a introduit par amendement la création d'une Agence de financement des collectivités réclamée depuis longtemps par toutes les associations d'élus.
Philippe Dallier (UMP) a ironisé sur le caractère non "révolutionnaire" du texte. "Ce texte décevra beaucoup de sympathisants de gauche", a-t-il dit évoquant le discours de campagne de François Hollande contre la finance. "N'est pas Roosevelt qui veut (...) nous nous réjouissons de ce retour à la réalité", a-t-il lancé.
"Quelles que soient ses faiblesses, ce projet est un signal fort pour limiter les excès du système financier", a soutenu Nicolas Alfonsi (RDSE).
Muguette Dini (UDI-UC), dont les amendements améliorant la lutte contre le surendettement ont été adoptés, a annoncé qu'elle votait pour ainsi que sa collègue Nathalie Goulet "enthousiaste".
La communiste Brigitte Gonthier-Maurin est en revanche "restée sur sa faim" car à ses yeux "les évolutions retenues sont extrêmement limitées, l'essentiel des activités de marché n'ayant pas été distinguées". Elle a noté toutefois "des avancées" notamment sur les paradis fiscaux.
"Ce texte pionnier en Europe sera un encouragement puissant dans les négociations de Bruxelles sur la régulation", a souligné Jean-Pierre Caffet (PS). L'écologiste Jean Désessard a vivement félicité le gouvernement ajoutant: "nous disons stop à la démesure, il faut réguler".
Le texte va maintenant retourner à l'Assemblée nationale pour une deuxième lecture.
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Poutine et le président chinois rivalisent d'amabilités, importants accords

Le président russe Vladimir Poutine et son homologue chinois Xi Jinping ont affiché des relations au beau fixe entre les deux pays qui ont conclu d'importants accords dans le pétrole et le gaz pour le premier déplacement à l'étranger du nouveau chef de l'Etat chinois.
Le président chinois Xi Jinping (G) et son homologue russe Vladimir Poutine, le 22 mars 2013 à Moscou
Le président russe Vladimir Poutine et son homologue chinois Xi Jinping ont affiché des relations au beau fixe entre les deux pays qui ont conclu d'importants accords dans le pétrole et le gaz pour le premier déplacement à l'étranger du nouveau chef de l'Etat chinois.
"Nous pouvons vraiment dire que c'est une visite historique avec des résultats positifs", a déclaré M. Poutine lors d'une conférence de presse commune au Kremlin, au cours de laquelle aucune question n'a pu être posée par les journalistes.
MM. Poutine et Xi ont rivalisé d'amabilités au cours de cette rencontre marquée par l'approfondissement des liens économiques et stratégiques entre les deux pays qui veulent développer leur partenariat.
Le géant pétrolier russe Rosneft a signé des accords prévoyant de doper ses ventes de pétrole au chinois CNPC, avec qui il va en outre coopérer sur huit bloc d'exploration dans l'Arctique russe.
"Actuellement, nous fournissons 15 millions de tonnes par an, et 50 millions de tonnes n'est pas un objectif inaccessible", a déclaré le président de Rosneft, Igor Setchine, soulignant qu'il s'agissait d'un "marché prioritaire".
En échange de cette augmentation des livraisons, Rosneft va bénéficier d'un crédit chinois de deux milliards de dollars, a-t-il précisé.
De son côté, le géant gazier russe Gazprom a signé avec CNPC un accord en vue de livrer à la Chine à compter de 2018 un volume de 38 milliards de mètres cubes de gaz par an et jusqu'à 60 milliards de mètres cubes par la suite .
"Nous sommes reconnaissants de votre décision d'avoir choisi notre pays pour votre première visite à l'étranger", a déclaré M. Poutine à M. Xi, investi la semaine dernière comme président de la République populaire après avoir pris les rênes du Parti communiste en novembre.
Le président chinois Xi Jinping (G) et son homologue russe Vladimir Poutine, le 22 mars 2013 à Moscou
"Les relations entre la Russie et la Chine n'ont jamais été aussi bonnes", a souligné pour sa part le président chinois, qualifiant M. Poutine de "vieil ami, bon ami".
M. Xi, qui a entamé une visite de trois jours en Russie avant de se rendre en Afrique, était accompagné par son épouse Peng Liyuan.
L'élégance et le sourire de l'épouse de Xi Jinping à sa descente d'avion à l'aéroport de Moscou-Vnoukovo a fait sensation dans les médias et sur l'internet en Chine où elle est très populaire en raison de sa longue carrière de chanteuse.
Samedi, le président chinois doit s'entretenir à Moscou avec le Premier ministre russe Dmitri Medvedev, avant de rencontrer des sinologues russes, des étudiants apprenant le chinois et des journalistes.
Au cours des deux dernières décennies, les échanges économiques ont dominé la relation sino-russe, Moscou fournissant à Pékin des technologies militaires et spatiales ainsi que du pétrole, tout en important massivement des produits de consommation courante chinois.
"Au cours des 20 dernières années, les échanges commerciaux bilatéraux ont été multipliés par 14 et ont atteint l'année dernière la somme record de 88,2 milliards de dollars", a souligné M. Xi dans une interview à des médias officiels russes.
Les deux pays entendent porter le volume des échanges à "100 milliards de dollars dans un avenir proche", a déclaré M. Poutine lors de la conférence de presse.
"Les projets économiques vont raviver nos liens qui ont connu une stagnation ces dernières années", a déclaré à l'AFP Sergueï Sanakoïev, secrétaire de la Chambre sino-russe pour la promotion du commerce de produits industriels d'innovation.
La Russie cherche à diversifier ses livraisons d'hydrocarbures en dehors de l'Europe.
"Les Chinois sont pragmatiques, pour eux l'économie l'emporte sur tout le reste", a indiqué l'analyste Dmitri Trenine, du centre Carnegie à Moscou.
La Syrie, dont les deux pays sont alliés, et la Corée du Nord, qui a effectué le mois dernier son troisième essai nucléaire, étaient également au menu des entretiens des deux dirigeants.
M. Xi a souligné que les deux pays avaient les mêmes points de vue sur les grands dossiers internationaux.
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Espagne: les retraités paient un lourd tribut au fiasco bancaire

"Quelle honte! Le gouvernement sait que Bankia escroque les retraités": malgré ses 70 ans, Antonio Rodriguez manifeste chaque jeudi à Madrid, victime des "preferentes", ces titres "toxiques" vendus en masse à des retraités qui y ont englouti leurs économies.
Des manifestants protestent contre les ravages de la crise économique à Barcelone, le 15 mars 2013
"Quelle honte! Le gouvernement sait que Bankia escroque les retraités": malgré ses 70 ans, Antonio Rodriguez manifeste chaque jeudi à Madrid, victime des "preferentes", ces titres "toxiques" vendus en masse à des retraités qui y ont englouti leurs économies.
"En 2009, j'ai acheté pour 72.000 euros de ces titres. Notre banquier nous avait promis 7% d'intérêt avec un produit sûr. S'il nous avait dit qu'on risquait de tout perdre, nous n'aurions jamais signé", témoigne ce retraité.
Comme lui, ils sont des dizaines à se rassembler chaque semaine dans le centre de Madrid, devant Caja Madrid, l'une des caisses d'épargne dont la fusion en 2010 a donné naissance au géant bancaire espagnol Bankia.
Tous fustigent la vente massive de ces "preferentes", ou "participations préférentielles", et d'autres produits complexes par les banques et caisses d'épargne en mal de liquidités.
Cette pratique s'est répandue après l'explosion en 2008 de la bulle immobilière. Frappées par la crise, plusieurs banques espagnoles ont eu recours à la vente de ces titres, offrant une rémunération confortable.
De nombreux petits épargnants se sont ensuite retrouvés piégés, avec leur placement bloqué par les banques surendettées.
"Les banquiers avaient besoin de prendre l'argent où il était, auprès des vieux qui épargnent plus", s'emporte Antonio Baraona Ortiz, 75 ans.
"Je travaillais la nuit. Nous avons quatre enfants. Nous avons fait beaucoup de sacrifices pour épargner 68.000 euros et ils nous ont tout volé", lâche-t-il.
Tous disent avoir fait confiance à leur banquier. "Nous sommes des clients de toujours. J'ai placé 52.000 euros", regrette Puri Cano, une pré-retraitée de 56 ans.
Près d'un million de familles se sont retrouvées, souvent sans le savoir, détentrices de quelque 30 milliards d'euros de ces titres, affirme l'Adicae, une association de défense des petits actionnaires.
"Aucun autre pays d'Europe n'a vendu de participations préférentielles à des petits épargnants. La pression du lobby bancaire est énorme en Espagne", dénonce Fernando Herrero, son porte-parole.
Selon les chiffres officiels, 22 milliards d'euros de "participations préférentielles" étaient aux mains de petits porteurs en mai 2011, émis par des banques dont certaines ont frôlé la faillite.
Or la valeur de ces titres a fondu avec la crise. D'autant que le sauvetage européen de plus de 40 milliards d'euros accordé en 2012 aux banques espagnoles en difficulté a imposé de lourdes pertes à leurs détenteurs pour ne pas allonger la facture du contribuable européen.
Le fonds public de restructuration bancaire (Frob) a annoncé vendredi une décote de 38% pour les titulaires de "preferentes".
L'association Apabanc de défense des petits actionnaires a immédiatement dénoncé cette décision qui touche "les petits épargnants espagnols victimes de la plus grande escroquerie financière du pays".
Les associations ont reçu des milliers de plaintes de petits porteurs. "75% de ces produits ont été vendus dans les années 2008-2009" auprès de personnes dont toutes ne savaient pas ce qu'elles achetaient, a reconnu vendredi le ministre de l'Economie Luis de Guindos.
Sur les 1.274 plaintes reçues depuis 2011 par le défenseur du peuple chargé de contrôler l'administration, "une majorité provient de personnes âgées", selon un porte-parole de cet organisme.
Quelques-uns ont déjà obtenu gain de cause devant la justice.
Pour les autres, le gouvernement a annoncé vendredi la création d'une commission d'arbitrage qui devraient aider les personnes "les plus vulnérables" à récupérer le plus possible s'il est reconnu qu'elles n'étaient pas à même de comprendre ce qu'il achetait.
Les banques privées ont d'ailleurs été mises à contribution et devront verser, via le fonds de garantie des dépôts, entre 1,5 et 2 milliards, pour rembourser des victimes de produits toxiques des banques nationalisées NovaGaliciaCaixa et CatalunyaCaixa.
Mais c'est ce fonds qui fixera le prix de reprise des titres, avec obligatoirement une décote, a indiqué une source des autorités bancaires.
En attendant, Nemecio Martin, un retraité de 70 ans, qui avait placé 42.000 euros pour payer sa maison de retraite, est désespéré: "Si je ne peux pas payer, je vais où? Sous un pont pour mourir?"
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Fitch: probabilité accrue d'un abaissement de la note "AAA" du Royaume-Uni

L'agence d'évaluation financière Fitch Ratings a placé vendredi la note "AAA" du Royaume-Uni sous surveillance négative, signifiant qu'un abaissement de cette note était devenue plus probable à court terme, en raison de la détérioration des comptes publics du pays.
Le logo de l'agence d'évaluation financière Fitch Ratings
L'agence d'évaluation financière Fitch Ratings a placé vendredi la note "AAA" du Royaume-Uni sous surveillance négative, signifiant qu'un abaissement de cette note était devenue plus probable à court terme, en raison de la détérioration des comptes publics du pays.
Le pays avait été privé en février de cette note triple A, la meilleure possible, par Moody's, une autre agence.
Fitch précise qu'une décision sur la note de la dette souveraine du Royaume-Uni sera prise d'ici fin avril, avec "une probabilité accrue d'abaissement à court terme".
Cette mise sous surveillance négative s'appuie sur les dernières projections de l'Office de responsabilité budgétaire (OBR), l'organisme de prévision économique officiel et indépendant, selon lequel la dette de Londres va s'accroître à un niveau supérieur aux prévisions de l'agence de notation.
En présentant mercredi un nouveau budget d'austérité, le ministre britannique des Finances George Osborne a ainsi été de nouveau contraint de repousser son objectif de réduction de la dette publique à 2017/2018, soit un an plus tard que prévu.
Le gouvernement a également revu à la baisse ses prévisions de croissance pour les deux prochaines années.
Du côté positif, Fitch note que le pays bénéficie toujours d'une économie flexible, diversifiée et d'un niveau de revenus élevé, ainsi que de l'engagement du gouvernement en faveur de l'assainissement budgétaire.
Le pays jouit toujours de la note "AAA" auprès de la troisième grande agence, Standard & Poor's.
© 2013 AFP

Bosch tourne à son tour la page du photovoltaïque, 3.000 emplois en jeu

Le géant industriel allemand Bosch a annoncé à son tour vendredi son retrait du photovoltaïque, secteur en crise en Europe, une décision qui menace 3.000 postes dont 200 sur le site français de Vénissieux.
Le site de Bosch dédié à l'énergie solaire à Arnstadt dans le centre de l'Allemagne, le 22 mars 2013
Le géant industriel allemand Bosch a annoncé à son tour vendredi son retrait du photovoltaïque, secteur en crise en Europe, une décision qui menace 3.000 postes dont 200 sur le site français de Vénissieux.
Bosch va mettre fin à ses activités photovoltaïques cristallines, la technologie la plus répandue, et vendre ou fermer toutes ses unités, dont celle de modules située à Vénissieux (Rhône), dans la banlieue de Lyon.
"L'usine de modules de Vénissieux sera vendue. Le projet de production en Malaisie sera abandonné. Bosch prévoit de vendre ses parts dans Aleo Solar", une filiale qu'il détient à 90,7%, a énuméré le groupe dans un communiqué.
En revanche, les activités de développement concernant la technologie des couches minces, assurées par la société CISTech GmbH et situées à Brandebourg-sur-la-Havel, en Allemagne, seront maintenues.
"Malgré les efforts conjoints des salariés et de la direction, cette activité a généré des pertes d'environ un milliard d'euros en 2012 pour le groupe", a rappelé l'entreprise en évoquant un manque de compétitivité.
Le président de Bosch France, Guy Maugis, le 22 mars 2013 à Venissieux (Rhône-Alpes)
"Ce n'était pas soutenable à long terme", a commenté son patron Volkmar Denner lors d'une conférence de presse téléphonique.
Celui-ci a évoqué les "immenses surcapacités" de production auxquelles fait face le secteur. "Aujourd'hui, presque tous les grands fabricants enregistrent des pertes, même les Chinois", a-t-il souligné.
"Je suis conscient que pour les salariés s'ouvre une période difficile", a-t-il ajouté en affirmant que la direction avait mûrement réfléchi sa décision et étudié toutes les alternatives.
M. Denner a déclaré avoir "l'espoir de sauvegarder des emplois" en réussissant à trouver des repreneurs pour plusieurs des activités de la division Solar Energy, et indiqué que certains salariés pourraient être reclassés dans d'autres divisions du groupe.
Le président de Bosch France, Guy Maugis, s'est dit vendredi "persuadé" de trouver un repreneur pour le site d'assemblage de modules photovoltaïques de Vénissieux.
Un employé de l'usine Bosch de Vénissieux (Rhône-Alpes) soude des éléments de panneaux photovoltaïques
"Nous avons besoin de la production photovoltaïque en Allemagne et en Europe", a fait valoir dans un communiqué un responsable du syndicat allemand IG Metall, Jörg Hofmann. "Autrement, nous bradons de manière totalement inconsciente notre participation à un marché d'avenir", a-t-il averti.
L'annonce de Bosch n'est pas une surprise. En novembre, l'entreprise familiale, non cotée en Bourse, s'était déjà retirée du projet géant d'énergie solaire en Afrique du Nord et au Moyen-Orient Desertec. En janvier, la direction du groupe avait fait savoir qu'elle étudiait "toutes les possibilités envisageables" quant à l'avenir de ce segment.
Comme tous les fabricants européens de composants et installations photovoltaïques, Bosch souffre d'une intense compétition sur les prix, conséquence de la concurrence accrue de producteurs notamment chinois et de la baisse des subventions dans plusieurs pays européens.
Le marché du photovoltaïque a chuté de 18% en valeur en 2012, à 77,5 milliards de dollars, pesant fortement sur la rentabilité des fabricants.
Un autre allemand, Siemens, a lui aussi tourné cette page, en octobre dernier, en cédant toutes ces activités solaires, et plusieurs acteurs du secteur ont dû mettre la clé sous la porte l'an dernier en Allemagne.
Vue extérieur de l'entreprise Bosch (équipement automobile) à Vénissieux (Rhône-Alpes)
Le photovoltaïque est un sous-segment de la division de techniques industrielles de Bosch, division de taille modeste puisqu'elle a dégagé l'an dernier un chiffre d'affaires total de 8 milliards d'euros, contre plus de 52 milliards d'euros pour le groupe dans son ensemble.
La division solaire de Bosch est active dans plusieurs pays d'Europe mais aussi en Asie. Elle compte quatre sites de production, dont trois en Allemagne.
A Vénissieux, elle concerne 200 personnes sur les 800 emplois industriels du groupe sur le site.
Bosch, qui est notamment le premier équipementier automobile mondial, emploie environ 306.000 personnes au total.
© 2013 AFP

L'heure légale au Maroc sera avancée de 60 minutes à partir du dernier dimanche d'avril

Le conseil de gouvernement avait adopté la semaine dernière le projet de décret selon lequel l'heure légale au Maroc sera avancée, chaque année, de 60 minutes entre le dernier dimanche de mars.
Conseil du gouvernement
L'heure légale au Maroc sera avancée de 60 minutes à partir du dernier dimanche d'avril et non fin mars, a annoncé le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi.

Lors d'un point de presse à l'issue du conseil de gouvernement, réuni jeudi à Rabat, El Khalfi a indiqué que cette décision a été prise après discussion des propositions appelant à prendre en considération les impératifs de la scolarité.

Selon la mouture définitive du projet de décret no 2.12. 26, adopté ce jeudi par le conseil après examen des suggestions dans ce sens, le retour à l'heure légale s'effectuera à 03H00 le dernier dimanche de septembre de la même année.

Le conseil de gouvernement avait adopté la semaine dernière le projet de décret selon lequel l'heure légale au Maroc sera avancée, chaque année, de 60 minutes entre le dernier dimanche de mars et le dernier dimanche de septembre, à l'exception du mois de ramadan.